Derniers résumés en Français

Un taux d’hémoglobine plus bas ou plus élevé est-il préférable pour les décisions de transfusion chez les nourrissons de très faible poids de naissance ?

1 day 6 hours ago
Principaux messages

- L’utilisation de taux (seuils) d'hémoglobine plus bas (inférieurs) ou plus élevés (supérieurs) pour la transfusion sanguine montre des taux similaires de décès ou d'invalidité à deux ans.

- Un taux plus bas n'affecte pas la mortalité.

- L'abaissement des taux peut entraîner une diminution du nombre de transfusions.

Qu'est-ce qu'un faible taux d’hémoglobine ?

L'anémie, c’est-à-dire un faible taux d’hémoglobine (faible taux de globules rouges), est fréquente chez les très petits enfants prématurés, en raison des prélèvements sanguins répétés, et aussi en raison d’une régénération médullaire (de la moelle osseuse) lente.

En quoi est-ce important ?

Une transfusion sanguine augmente le nombre de globules rouges dans la circulation sanguine. Ces cellules contiennent de l'hémoglobine, qui transporte l'oxygène dans le corps. En général, une transfusion sanguine est administrée pour augmenter la quantité d'oxygène dans la circulation.

Comment un faible taux d’hémoglobine (anémie) est-il pris en charge ?

Presque tous les très petits enfants prématurés reçoivent une transfusion sanguine en raison d'un faible taux d’hémoglobine. Bien que les transfusions sanguines soient courantes, nous ne savons pas exactement quand elles doivent être effectuées. C'est pourquoi plusieurs études ont examiné les risques et bénéfices de la transfusion sanguine à différents taux d’hémoglobine, l'un appelé taux inférieur de numération globulaire ou d'hémoglobine (taux plus bas) et l'autre appelé taux supérieur de numération globulaire ou d'hémoglobine (taux plus élevé).

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si le maintien d'un taux d'hémoglobine (taux de globules rouges) plus élevé par transfusion sanguine permettaient d'améliorer la santé et le développement des très petits prématurés à l'âge de deux ans, et si cette pratique augmentait le nombre de transfusions.

Qu’avons-nous fait ?

Nous avons effectué une recherche exhaustive des études comparant la transfusion sanguine à un taux d'hémoglobine (taux de globules rouges) plus bas ou plus élevé chez les très petits prématurés.

Qu’avons-nous trouvé ?

Six études bien conçues, portant sur 3 451 nourrissons prématurés de très faible poids, montrent que les nourrissons transfusés à un taux d'hémoglobine (de globules rouges) plus bas se portent tout aussi bien. En d'autres termes, il n'y avait pas de différence dans le taux de décès ou d'invalidité chez les survivants, ou dans le taux combiné de décès et d'invalidité par rapport aux nourrissons qui ont été transfusés à un taux d'hémoglobine (de globules rouges) plus élevé. Dans le même temps, les nourrissons transfusés à un taux d'hémoglobine (de globules rouges) plus bas ont reçu moins de transfusions sanguines.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Ces études de grande envergure ne montrent que peu ou pas de différence dans les résultats pour les très petits enfants prématurés jusqu’à l'âge de deux ans. Les données probantes ne s'appliquent qu'aux taux d'hémoglobine dans les valeurs de globules rouges utilisées dans les six études.

Nous sommes convaincus qu'un taux d'hémoglobine ou de numération globulaire bas par rapport à un taux élevé pour la transfusion n'entraîne que peu ou pas de différence en termes de santé et de développement pour les très petits enfants prématurés lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans. Notre confiance dans les données probantes concernant le nombre de transfusions par nourrisson est faible en raison de l'absence de procédure en aveugle et de l'irrégularité des résultats.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Cette revue est une mise à jour de notre précédente revue (2011). Les données probantes sont à jour au mois de janvier 2024.

Andersen C, Stark MJ, Crawford T, Whyte RK, Franz AR, Soll RF, Kirpalani H

Quels sont les bénéfices et risques de l'acupuncture pour l'insomnie chez les personnes atteintes de cancer ?

1 day 19 hours ago
Principaux messages
  • L'acupuncture pourrait avoir des effets similaires à ceux du simulacre d’acupuncture pour réduire la gravité de l'insomnie et améliorer la qualité du sommeil. Comparée à un contrôle inactif, l'acupuncture semble plus efficace pour réduire la gravité de l'insomnie et améliorer la qualité du sommeil. Cependant, nous n'avons guère confiance dans les données probantes.

  • Comparée à la thérapie cognitivo-comportementale pour l'insomnie (TCC-I), l'acupuncture est probablement moins efficace pour améliorer la sévérité de l'insomnie et la qualité du sommeil.

L'insomnie chez les personnes atteintes d'un cancer et son traitement

L'insomnie est un problème courant chez les personnes atteintes d'un cancer. Ce manque de sommeil peut réellement affecter leur vie quotidienne, aggravant leur ressenti physique et mental. Les recommandations actuelles sur le traitement de l'insomnie chez la patientèle atteinte de cancer et les survivants comprennent des approches psychologiques (comme la TCC-I), des médicaments (comme les somnifères) et d'autres méthodes (comme l'exercice physique). Bien que la TCC-I (psychothérapie habituelle pour l'insomnie) soit considérée comme le traitement le plus efficace, elle n'est pas largement disponible dans de nombreux centres de traitement du cancer en raison d'une pénurie de praticiens formés et d'obstacles liés à la prise en charge par les assurances.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si l'acupuncture était meilleure que 1) le contrôle simulé ou placebo (une « fausse » procédure qui imite la vraie acupuncture), 2) le contrôle inactif (pas de traitement ou soins standards) et 3) d'autres traitements (par exemple, la TCC-I) pour améliorer la sévérité de l'insomnie, la qualité du sommeil, les événements indésirables (non désirés ou nuisibles) et les paramètres de l'agenda du sommeil (heure d'endormissement, heure de réveil, durée totale du sommeil, efficacité du sommeil).

Qu’avons-nous fait ?

Nous avons recherché des études comparant l'acupuncture à d'autres traitements de l'insomnie chez les personnes atteintes d'un cancer. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que la méthodologie et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié trois comparaisons et cinq études avec 402 participants. La plupart des participants étaient des femmes atteintes d'un cancer du sein.

Comparée au simulacre d’acupuncture, l’acupuncture pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur la réduction de la gravité de l'insomnie ou l'amélioration de la qualité du sommeil, bien qu'elle puisse conduire à de légères améliorations de certains paramètres de l'agenda du sommeil. Cependant, ces résultats sont très incertains. L'acupuncture pourrait augmenter le risque d'événements indésirables, mais ce résultat est très incertain.

Comparée à un contrôle inactif, l'acupuncture pourrait être plus efficace pour atténuer la gravité de l'insomnie, améliorer la qualité du sommeil et certains paramètres de l'agenda du sommeil. Elle pourrait augmenter le risque d'événements indésirables. Cependant, ces résultats sont très incertains.

Dans l'essai comparant l'acupuncture à la TCC-I, l'acupuncture est probablement moins efficace pour améliorer la sévérité de l'insomnie, la qualité du sommeil, le temps d'endormissement ou l'efficacité du sommeil, bien qu'elle puisse probablement améliorer la durée totale du sommeil. Elle pourrait avoir peu ou pas d'effet sur les événements indésirables.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n’avons guère confiance dans la plupart des résultats car les études étaient de petite taille ou les résultats variaient considérablement. Il est possible que des recherches futures puissent modifier notre compréhension de ce sujet. Des études plus complètes sont nécessaires pour apporter des réponses plus claires et plus fiables.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour jusqu'en janvier 2024.

Ma Q, Liu C, Zhao G, Guo S, Li H, Zhang B, Li B, Cai Z

Quelle est la précision des tests antigéniques rapides dans le diagnostic de la COVID-19 ?

1 day 19 hours ago
Principaux messages

- Les tests antigéniques rapides ne sont pas aussi précis lorsqu'ils sont utilisés chez des personnes ne présentant aucun signe ou symptôme d'infection que lorsqu'ils sont utilisés chez des personnes présentant des symptômes. Ils sont plus performants dans le groupe qui a été en contact avec une personne ayant une COVID-19 confirmée ; toutefois, les données probantes ne sont pas définitives.

- La précision des tests antigéniques rapides varie d'un fabricant à l'autre. Les données probantes manquent pour de nombreux tests disponibles sur le marché, et aucun ne répond pleinement aux normes de l'OMS pour le diagnostic de la COVID-19 chez les personnes asymptomatiques.

- Des données probantes supplémentaires sont nécessaires pour comprendre si le dépistage des personnes ne présentant pas de symptômes peut réduire la propagation de COVID-19, en particulier dans des environnements non médicaux tels que les écoles et les domiciles.

Quels sont les tests antigéniques rapides de la COVID-19 à réaliser au chevet de la patientèle ?

Ces tests sont utilisés pour confirmer ou exclure une infection COVID-19, tant chez les personnes présentant des symptômes que chez celles qui n'en présentent pas. Ils présentent plusieurs avantages :

- portables : peuvent être utilisés n'importe où, y compris à la maison ou dans des environnements autres que les établissements de santé ;

- plus faciles à utiliser qu'un test de laboratoire : un équipement minimal est nécessaire ;

- moins coûteux : ils sont moins chers que les tests de laboratoire standards ;

- pas besoin de spécialiste : tout le monde peut les utiliser et ils ne nécessitent pas d'opérateur ou d'installation spécialisée ; et

- résultats rapides : les résultats sont obtenus presque immédiatement.

Pour cette revue, nous nous sommes concentrés sur les tests antigéniques rapides (également appelés « tests à flux latéral »). Ces tests détectent les protéines du virus à partir d'échantillons prélevés dans le nez ou la gorge. Ils sont similaires aux tests de grossesse et se présentent sous forme de cassettes en plastique jetables.

Pourquoi cette question est-elle importante ?

Les personnes qui ne présentent pas de symptômes de COVID-19 ont besoin d'un moyen simple et fiable pour déterminer si elles sont infectées. Cela leur permet d'éviter de transmettre le virus à d'autres personnes, particulièrement celles à risque élevé. La COVID-19 est généralement confirmée par un test de laboratoire appelé RT-PCR, qui nécessite un équipement spécialisé et prend souvent au moins 24 heures pour produire un résultat.

Les tests antigéniques rapides permettent à un plus grand nombre de personnes de se faire tester rapidement, même si elles ne présentent aucun symptôme. Toutefois, il est important de comprendre leur degré de précision et de savoir comment les utiliser correctement pour éviter les résultats erronés.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si les tests antigéniques rapides disponibles dans le commerce étaient suffisamment précis pour diagnostiquer de manière fiable l'infection COVID-19 chez les personnes ne présentant pas de symptômes.

Qu’avons-nous fait?

Nous avons recherché des études mesurant la précision des tests antigéniques rapides chez des personnes ne présentant aucun symptôme de COVID-19. Ces personnes ont également fait un test RT-PCR pour confirmer si elles étaient infectées. Les études ont été menées dans des hôpitaux, dans la communauté ou à domicile.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons révisé 146 études, incluant 144 250 échantillons uniques. La présence de COVID-19 a été confirmée dans 7 104 de ces échantillons. Les études ont évalué 41 tests antigéniques différents. Environ 60 % des études ont eu lieu en Europe.

Principaux résultats

Chez les personnes avec une infection COVID-19 confirmée, en moyenne, les tests antigéniques ont permis d'identifier correctement l'infection COVID-19 chez 55 % des personnes ne présentant pas de symptômes. Les tests ont été légèrement plus précis pour les personnes ayant été en contact avec une personne infectée par la COVID-19 (en moyenne, 59 % des personnes infectées ont été correctement identifiées) comparées aux personnes sans exposition connue (en moyenne, 53 % des personnes infectées ont été correctement identifiées).

Chez les personnes ne présentant pas de COVID-19, les tests antigéniques ont permis d'exclure correctement l'infection dans 99,5 % des cas.

La précision des tests varie selon les marques. Lorsqu'ils étaient effectués chez des personnes ne présentant pas de symptômes, aucun des tests n'a répondu aux normes de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) permettant de confirmer ou d'exclure la présence de COVID-19. Certains tests ont satisfait la norme de l'OMS dans une seule étude, mais pas lorsqu'ils étaient évalués chez des personnes ne présentant pas de symptômes.

En utilisant des résultats sommaires pour les personnes n'ayant aucun contact connu avec une personne atteinte de COVID-19 dans une population de 10 000 personnes ne présentant aucun symptôme, où 50 (0,5 %) d'entre elles étaient réellement atteintes de COVID-19 :

- 67 personnes obtiendraient un résultat positif au test COVID-19. Sur ce nombre, 40 personnes (60 %) n'auraient pas la COVID-19 (résultat faussement positif).

- 9 934 personnes obtiendraient un résultat négatif pour la COVID-19. Sur ce nombre, 24 personnes (0,2 %) auraient en fait la COVID-19 (résultat faussement négatif).

En utilisant les résultats sommaires des personnes suspectées d'avoir été en contact avec une personne atteinte de COVID-19, si 10 000 personnes ne présentant pas de symptômes font le test antigénique et que 50 (0,5 %) d'entre elles sont réellement atteintes de COVID-19.

- 89 personnes seraient positives au COVID-19. Sur ce nombre, 60 personnes (67 %) n'auraient pas la COVID-19 (résultat faussement positif).

- 9 911 personnes auraient un résultat négatif pour la COVID-19. Sur ce nombre, 21 personnes (0,2 %) auraient en fait la COVID-19 (résultat faussement négatif).

Quelles sont les limites des données probantes ?

La plupart des études ont inclus des groupes de personnes représentatifs et ont interprété les tests de manière non biaisée. Cependant, les études n'ont souvent pas suivi les instructions du fabricant concernant l'utilisation du test ou n'ont pas testé les personnes dans des conditions réelles (par exemple au chevet de la patientèle).

Les études étaient moins bonnes pour confirmer que les personnes n'étaient pas infectées par la COVID-19. Dans plus de la moitié des études, aucune tentative n'a été faite pour confirmer que les personnes dont le test était négatif étaient réellement exemptes de COVID-19, par exemple en tenant compte du temps écoulé depuis leur contact avec une personne présentant des symptômes de COVID-19.

Peu d'études ont directement comparé différentes marques de tests, nous ne pouvons donc pas facilement déterminer lequel est le meilleur. Il n'est pas possible de se prononcer sur la relation entre un résultat positif au test antigénique et le degré de contagion d'une personne. On ne dispose pas non plus de suffisamment d'informations pour savoir si des tests antigéniques répétés réduit le risque de propagation du virus au sein d'un groupe de personnes.

Les données probantes sont‐elles à jour ?

Cette revue met à jour notre précédente revue et inclut les données probantes publiées jusqu'au 17 février 2022.

Dinnes J, Berhane S, Walsh J, Reidy P, Doherty A, Hillier B, Scandrett K, Hettiarachchi D, Islam F, Mathangasinghe Y, Nyaaba N, Taylor M, Weeratunga P, Wickramasinghe D, van Wyk SS, Cunningham J, Davenport C, Dittrich S, Emperador D, Hooft L, Leeflang…

Les programmes proposés par les organisations sportives favorisent-ils un comportement sain et améliorent-ils la santé du public ?

2 days 7 hours ago
Principaux messages

• Les programmes d'organisations sportives conduisent probablement le public à être légèrement plus actif physiquement.

• Les programmes d'organisations sportives peuvent n’avoir que peu ou pas d’incidence sur le temps d'inactivité (sédentarité). Ils pourraient augmenter la quantité de fruits et légumes consommés.

• Nous ne savons pas si les programmes d'organisations sportives ont un impact sur le nombre de boissons sucrées ou alcoolisées consommées, ou sur leur consommation de tabac, car les données probantes sont très incertaines.

Qu’est-ce qu’un comportement sain et pourquoi sont-ils importants ?

Les maladies chroniques sont la principale cause de décès et de maladie dans le monde. Le risque de maladie chronique peut être réduit grâce à des comportements sains, tels que manger des aliments sains et être physiquement actif. Les organisations sportives sont populaires dans de nombreux pays et peuvent être un moyen efficace de promouvoir des comportements sains ou d'améliorer les résultats en matière de santé.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si les programmes menés au sein d’organisations sportives sont efficaces pour promouvoir des comportements sains et améliorer la santé des personnes. Les programmes qui nous intéressaient pouvaient s'adresser aux membres joueurs et non joueurs des organisations sportives, aux entraîneurs, aux supporters, aux élèves des écoles ou étudiants, aux parents de joueurs, etc.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant les critères de jugement liés à la santé de personnes assignées au hasard à deux groupes ou plus : le groupe du programme de promotion d'un comportement sain par rapport à un groupe qui n'a pas participé au programme expérimental (le groupe « témoin »). Les études éligibles devaient tester un programme visant à promouvoir un comportement sain (comme l'activité physique ou une alimentation saine), à réduire un comportement malsain (comme la consommation d'alcool ou de tabac) ou à améliorer les critères de jugement tels que le poids, la pression artérielle ou les connaissances relatives à la santé.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 20 études incluant un total de 8 179 personnes. La plupart des études ciblaient des adultes membres ou des supporters d'organisations sportives, et ont été menées dans des clubs de football (par exemple, football, football américain, ligue de football australien). Quatorze études évaluaient des programmes ciblant un ou plusieurs comportements sains ou malsains. Les 20 études ont été menées dans des pays à revenu élevé. Un peu plus de la moitié des études (11 études) n’incluaient que des hommes, et une étude incluait uniquement des femmes.

Principaux résultats

Par rapport aux personnes des groupes contrôle, les personnes impliquées ou exposées aux programmes d'organisations sportives :

- ont probablement augmenté leur activité physique de 7,4 minutes par jour ;
- n'ont peut-être pas réduit leur temps d'inactivité (sédentarité) ;
- ont peut-être consommé plus de fruits et légumes.

Cependant, il n'est pas certain que les programmes d'organisations sportives aient eu un impact sur la consommation de boissons sucrées, la consommation d'alcool ou la consommation de tabac.

Il n'est pas non plus certain que les programmes des clubs sportifs aient eu des conséquences indésirables, néfastes, pour les personnes concernées. Les résultats étaient mitigés dans les très rares études qui rapportaient des informations sur les effets négatifs involontaires.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans les données probantes variait de modérée à très faible ; d'avantage de données probantes pourraient modifier nos résultats. Quatre facteurs principaux ont réduit notre confiance. Premièrement, certaines études portaient sur des populations spécifiques, alors que la question à laquelle nous voulions répondre était plus large. Par exemple, la plupart des données probantes pour nos critères de jugement principaux (y compris tout changement dans l'activité physique/l'inactivité, et la consommation de fruits, légumes et boissons sucrées) provenaient d'études qui impliquaient des hommes présentant des facteurs de risque liés à la santé, tels que le surpoids et l'obésité, et des supporteurs masculins de football. Deuxièmement, dans certaines études, les participants avaient connaissance du traitement qu’ils recevaient, et d'autres études n'indiquaient pas clairement s’ils étaient au courant du traitement qu'ils recevaient. Troisièmement, pour certains critères de jugement, les résultats étaient très incohérents entre les études. Enfin, certaines études étaient de petite taille.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu'en mai 2024.

Hodder RK, O'Brien KM, Al-Gobari M, Flatz A, Borchard A, Klerings I, Clinton-McHarg T, Kingsland M, von Elm E

Cellules souches humaines pour les maladies hépatiques avancées chez l'adulte

2 days 7 hours ago
Quels sont les bénéfices et risques du traitement par cellules souches humaines par rapport à l'absence de traitement actif, à un traitement de soutien ou à un placebo, chez les personnes atteintes de cirrhose décompensée ?Principaux messages

Nous ne savons pas avec certitude  :

  • si les cellules souches humaines (c'est-à-dire des types particuliers de cellules capables de se renouveler et de se différencier en de nombreux types cellulaires dans l’organisme) sont bénéfiques pour réduire la mortalité chez les personnes atteintes de cirrhose décompensée (une maladie hépatique avancée) par rapport à l'absence de traitement actif, à un traitement de soutien ou au placebo (injection factice) ;

  • si les cellules souches humaines peuvent diminuer ou augmenter les effets indésirables graves ;

  • si les cellules souches humaines peuvent améliorer la qualité de vie liée à la santé (bien-être) ;

  • si les cellules souches humaines peuvent réduire les complications ;

  • si les cellules souches humaines peuvent augmenter les effets indésirables non graves ou améliorer les tests de la fonction hépatique (tests sanguins qui mesurent les substances présentes dans le foie).

Que sont la cirrhose décompensée et les cellules souches humaines ?

Dans la cirrhose, les cellules normales du foie sont remplacées par du tissu cicatriciel. La cirrhose décompensée est un stade avancé de la cirrhose, qui rend le foie incapable de fonctionner. Les personnes atteintes d'une cirrhose décompensée présentent généralement une coloration jaunâtre des yeux, de la peau et de l'urine, une accumulation de gaz ou de liquide dans le ventre, une confusion, des vomissements de sang ou un affaiblissement de la fonction rénale. La cirrhose décompensée nécessite une transplantation hépatique, qui n'est pas exempte de risques, et il n’y a pas toujours de donneurs disponibles. Les cellules souches humaines peuvent constituer une alternative pour les personnes souffrant d'une détérioration progressive de la fonction hépatique, car elles peuvent favoriser la régénération et la récupération des cellules hépatiques.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si les cellules souches humaines, indépendamment de l'attention portée aux adultes, du sexe biologique, du type de cellules souches, de la voie d'injection ou de la dose administrée, sont plus aptes que les injections factices (placebo), les traitements conventionnels ou réguliers, l'absence de traitement ou le traitement de soutien (c'est-à-dire les interventions de contrôle) à réduire le nombre de décès et d'événements indésirables graves (mettant en jeu le pronostic vital) et à améliorer le bien-être. Nous voulions également savoir si les cellules souches humaines étaient associées à des complications, à des effets indésirables non graves ou à des modifications de la fonction hépatique.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant le traitement par cellules souches humaines à un groupe témoin recevant une injection factice, un traitement régulier, l'absence de traitement ou un traitement de soutien.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 12 études portant sur 823 adultes atteints de cirrhose décompensée. Les études ont porté sur six groupes de cellules souches humaines (cellules mésenchymateuses dérivées de la moelle osseuse, cellules mononucléaires, cellules souches du cordon ombilical, cellules autologues, cellules CD34/133+ et CD133+).

La transplantation de cellules souches a été réalisée par l'artère hépatique dans six études, par la veine porte dans deux études, par les veines des membres supérieurs dans deux autres études et par voie intraveineuse dans une étude. Une étude n'a pas fourni d'informations sur la voie de transplantation des cellules. La plus petite étude incluait 27 personnes et la plus grande en incluait 219. Ces études ont été financées par des subventions universitaires, industrielles, nationales ou provisoires. Les 12 études présentaient toutes des problèmes de plan d'étude et de méthode.

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches humaines étudiées comparativement aux interventions témoins susmentionnées sur la mortalité ; 41 personnes sur 308 (13,3 %) par rapport à 78 personnes sur 269 (29 %) sont décédées après un suivi de 3 mois à 75 mois (sept études).

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches étudiées par rapport aux interventions témoins susmentionnées sur les effets indésirables graves. Soixante-quatorze personnes sur 366 (20,2 %), contre 108 personnes sur 312 (34,6 %), ont ressenti des effets indésirables graves après un suivi d'un mois à un an (huit études).

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches étudiées par rapport aux interventions témoins susmentionnées sur le bien-être des personnes après un suivi d'un et de six mois (deux études).

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches étudiées par rapport aux interventions témoins susmentionnées sur le développement de complications ; 20 personnes sur 154 (13 %) contre 29 personnes sur 150 (19,3 %) ont présenté une ou plusieurs complications après un suivi de trois mois à un an (quatre études).

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches étudiées par rapport aux interventions témoins susmentionnées sur les effets indésirables non graves ; 26 personnes sur 226 (11,5 %) contre 1 personne sur 211 (0,5 %) ont subi des effets indésirables non graves après une surveillance allant de 1 mois à 75 mois (cinq études).

Les données disponibles sont très incertaines quant à l'effet des cellules souches étudiées par rapport à l'une ou l'autre des interventions de contrôle susmentionnées sur les tests de la fonction hépatique après un suivi de trois mois à un an.

Nous avons identifié 12 études en cours (dont les résultats n'ont pas encore été communiqués).

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Des méthodes d'étude insuffisantes pourraient exagérer ou sous-estimer les bénéfices et les effets indésirables des cellules souches humaines. Les données disponibles restent insuffisantes concernant l’effet des cellules souches humaines par rapport à une injection factice, à l'absence de traitement ou au traitement de soutien, sur la mortalité, le bien-être, les effets indésirables graves et non graves ainsi que le développement de complications.

Jusqu’à quelle date ces données sont-elles à jour ?

Les données probantes sont actualisées au 4 octobre 2024.

Aung HH, Naing C, Ni H, Aye SN, Htet NH, Kew ST, Pavlov CS

Facteurs influençant la rapidité d'évolution du glaucome

2 days 7 hours ago
Principaux messages
  • Les « facteurs pronostiques » sont les caractéristiques d'une personne qui peuvent être utilisées pour prédire l’aggravation de sa maladie et à quelle vitesse. L'aggravation ou la détérioration de l'état de santé est également appelée progression de la maladie.

  • Nous avons constaté que les facteurs suivants étaient importants pour prédire la progression du glaucome : (1) la présence de petits saignements et d'une mauvaise irrigation sanguine de la rétine et du fond de l'œil, (2) des structures cellulaires anormales, (3) la présence d'un glaucome dans les deux yeux, et (4) le fait de recevoir un traitement pour le glaucome.

  • Nous n'étions pas certains de la force de la relation prédictive car la plupart des études identifiées étaient de faible qualité et aboutissaient à des conclusions différentes.

Qu'est-ce que le glaucome ?

Le glaucome est une maladie chronique du nerf optique, qui le nerf qui transmet les informations depuis l'arrière de l'œil jusqu’au cerveau. Le glaucome est l'une des principales causes d'aveuglement dans le monde et doit être pris en charge par des médecins spécialisés. Les personnes atteintes de glaucome ne présentent aucun symptôme au stade précoce. Le traitement du glaucome permet de stopper ou de ralentir l'aggravation de la maladie.

Le type de glaucome le plus courant est le glaucome primaire à angle ouvert. Un autre type de glaucome, le glaucome pseudo-exfoliatif, peut évoluer plus rapidement vers un stade sévère de la maladie. Ces deux types ont été inclus dans la présente revue.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir quelles caractéristiques personnelles sont associées à l'aggravation (progression) du glaucome. Comprendre quels sont les facteurs qui influencent la progression rapide du glaucome est utile pour identifier les personnes qui risquent le plus de perdre la vue. Cela permet aux ophtalmologues d'identifier les personnes qui risquent de perdre la vue à un stade précoce et d'orienter la prise en charge et la prise de décision sur les meilleures options de traitement.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons examiné différents types d'études afin d'identifier les facteurs liés à la progression du glaucome. Comme le glaucome est une maladie chronique, nous avons inclus les études qui évaluaient les participants pendant au moins deux ans. Nous avons également exigé que les études portent sur des adultes (18 ans ou plus) avec un minimum de 200 personnes pour enregistrer suffisamment d'événements liés à la progression de la maladie. Nous avons évalué de manière critique la qualité des études et avons combiné statistiquement les estimations des études en suivant des méthodes standards.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 16 188 publications et récupéré les rapports complets de 239 études pour une évaluation plus approfondie. Après avoir parcouru les rapports en texte intégral, nous avons inclus 123 rapports de 22 études (6 082 participants) dans cette revue. L'âge moyen des participants à ces études était compris entre 50 et 78 ans. Nous avons trouvé 40 facteurs avec des estimations d'association avec la progression du glaucome dans l'ensemble des études incluses. Sur ces 40 facteurs, la plupart présentaient des données probantes incohérentes et d’un niveau de confiance faible. Nous avons signalé trois facteurs pronostiques pour lesquels il existe des données probantes cohérentes, d’un niveau de confiance très faible à modéré, qui suggèrent une association positive ou négative avec la progression : la présence de petits saignements au fond de l'œil, le fait d'avoir un glaucome dans les deux yeux, et le fait de recevoir un traitement pour le glaucome. Bien que des études antérieures aient montré que la pression intraoculaire, l'épaisseur de la surface claire de l'œil, l'âge, le sexe biologique féminin, l'hypertension artérielle, la migraine, les problèmes de circulation sanguine et de vaisseaux sanguins et les problèmes cardiaques étaient associés à une aggravation plus rapide du glaucome, nous n'avons pas trouvé de données probantes de ces associations dans notre revue.

Quelles sont les limites des données probantes ?

La plupart (86 %) des études incluses étaient de qualité médiocre. Nous avons constaté de grandes variations dans la manière dont les facteurs pronostiques ont été définis et évalués pour les participants, ainsi que dans la manière dont les critères de jugement ont été définis, mesurés et inclus dans l'analyse. Cela signifie que nous n'avons pas pu combiner les estimations pour la plupart des caractéristiques et que nous nous sommes contentés de décrire qualitativement la plupart des données probantes.

Conclusions des auteurs et autrices

Dans notre revue, nous avons identifié plusieurs facteurs associés à une aggravation plus rapide du glaucome et certaines données probantes selon lesquelles le traitement contribue à ralentir l'aggravation du glaucome, bien que nous ne soyons pas confiants dans ces résultats. Nous n'avons pas trouvé de données probantes concernant d'autres facteurs connus, tels que l'hypertension artérielle, qui pourraient être associés à une aggravation de la maladie. Nous proposons de mener davantage d'études de qualité sur ce sujet à l'avenir, afin de recueillir des données plus nombreuses et de meilleure qualité qui seront utiles pour prévenir la cécité due au glaucome.

Dans quelle mesure ces résultats sont-ils à jour ?

Nous avons recherché et identifié les études publiées jusqu'au 15 août 2024.

Piyasena MP, Daka Q, Qureshi R, Roberti G, Michelessi M, Liu SH, Li T, Takwoingi Y, Azuara-Blanco A, Virgili G, supported by the Cochrane Eyes and Vision Group

Chez les femmes périménopausées et postménopausées, quels sont les effets à long terme de l'utilisation d'un traitement hormonal pendant au moins un an ?

2 days 20 hours ago
Principaux messages

- Les effets du traitement hormonal sur la santé des femmes à long terme varient selon qu'elles suivent un traitement hormonal combinée (œstrogènes et progestatifs) ou un traitement hormonal à base d'œstrogènes uniquement.
- Nous suggérons de considérer avec prudence les résultats de cette revue, compte tenu de l'évolution des doses et des méthodes de prise du traitement hormonal au fil du temps. Les résultats résumés ici proviennent d'études dans lesquelles le traitement hormonal a été administré sous forme de comprimés pris par voie orale.
- De futures études pourraient explorer les effets à long terme du traitement hormonal chez les femmes de moins de 50 ans ou dont les ovaires ont cessé de fonctionner en raison d'un traitement médical.

Qu'est-ce que la ménopause et la périménopause ?

La ménopause survient naturellement (généralement entre 44 et 55 ans) lorsque les ovaires cessent de libérer des ovules et réduisent (arrêtent presque) la production d'hormones. La ménopause est diagnostiquée lorsque ces changements entraînent une absence de règles pendant 12 mois consécutifs. La ménopause survient également après une intervention chirurgicale visant à retirer les deux ovaires et ne nécessite pas ce délai de 12 mois.

La périménopause est la phase de transition avant la ménopause, lorsque les niveaux d'hormones diminuent et que les règles deviennent irrégulières. Elle peut durer plusieurs années et provoque des symptômes tels que des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et des changements d'humeur.

La baisse des taux d'hormones peut affecter le cœur, les vaisseaux sanguins et les os des femmes, augmentant le risque de cholestérol élevé, de variations de poids et de graisse, d'hypertension artérielle, de diabète, de maladies cardiaques, d'accidents vasculaires cérébraux, d'ostéoporose et de réduction de la force ou de la mobilité.

Qu'est-ce qu’un traitement hormonal ?

Un traitement hormonal utilise des œstrogènes, avec ou sans une autre hormone appelée progestatif, pour soulager les symptômes de la ménopause. Les femmes qui n'ont pas d'utérus peuvent prendre des œstrogènes seuls, tandis que celles qui ont un utérus ont besoin des deux (œstrogènes et progestatifs) pour se protéger contre le cancer de la muqueuse utérine (cancer de l'endomètre).

Les œstrogènes peuvent être administrés par voie orale ou par voie cutanée (transdermique), et les progestatifs peuvent être administrés par voie orale, par voie vaginale (transvaginale) ou à l'aide d'un dispositif intra-utérin (dispositif en forme de T à l'intérieur de l'utérus). Le traitement hormonal combiné peut être pris quotidiennement ou de manière cyclique (l'œstrogène est administré quotidiennement et le progestatif est administré pendant une partie du mois, ce qui provoque des saignements vaginaux de retrait).

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si l'utilisation à long terme d'un traitement hormonal avait des effets sur la santé des femmes à long terme.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant des femmes ménopausées suivant un traitement hormonal pendant au moins un an à celles prenant un médicament inactif (placebo). Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en tenant compte les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 24 études impliquant 45 660 participantes. La plupart des données proviennent de deux grandes études de qualité menées dans les années 1990 et dont les résultats ont été publiés au début des années 2000. Les résultats présentés ci-dessous sont tirés de l'une de ces études. Nous présentons les résultats complets dans la revue principale.

Thérapie hormonale continue combinée comparée à un placebo

D'après les données probantes d'une étude portant sur 16 608 femmes avec un suivi d'environ 5,5 ans, il est probable que le traitement hormonal continu combiné :

- n’ait que peu ou pas modifié le risque de crise cardiaque ou de cancer du poumon ;
- ait augmenté le risque de développer un cancer du sein (de 19 à 24 femmes sur 1000) ;
- ait réduit le risque de fractures osseuses (de 111 à 87 femmes sur 1000).

Le traitement hormonal continue combiné pourrait avoir augmenté les chances d'avoir :

- un accident vasculaire cérébral (de 13 à 18 femmes sur 1000) ;
- un caillot de sang dans une veine (de 10 à 20 femmes sur 1000) ;
- une maladie de la vésicule biliaire nécessitant une intervention chirurgicale (de 16 à 27 femmes sur 1000).

Traitement à base d'œstrogènes seuls comparé au placebo

D'après les données probantes d'une étude portant sur 10 739 femmes ayant subi une hystérectomie (intervention chirurgicale visant à retirer l'utérus) et mesurant les critères de jugement après 7 ans de suivi, il est probable que le traitement hormonal à base d'œstrogènes seuls :

- n’ai fait que peu ou pas d’effet sur le risque de crise cardiaque, de caillot sanguin dans une veine ou de développer un cancer du sein ;
- ait réduit le risque de fracture osseuse (de 141 à 103 femmes sur 1000) ;
- ait augmenté le risque d'accident vasculaire cérébral (de 24 à 32 femmes sur 1000) et de maladie de la vésicule biliaire nécessitant une intervention chirurgicale (de 27 à 47 femmes sur 1000).

Le traitement hormonal à base d'œstrogènes seuls pourrait n'avoir fait que peu ou pas de différence avec le risque de développer un cancer du poumon.

Nous ne disposons pas de suffisamment de données pour évaluer le risque lié à l'utilisation à long terme d'une thérapie hormonale chez les femmes de moins de 50 ans.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Seulement 30 % des femmes étaient âgées de 50 à 59 ans à l'inclusion, alors qu’il s’agit du groupe d'âge le plus susceptible d'envisager une thérapie hormonale pour les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes. En outre, le traitement hormonal a évolué au fil du temps, avec de nouvelles façons de le prendre, différents types d'hormones et des doses actualisées. L'étude qui a fourni la plupart des données a administré aux femmes un traitement hormonal sous forme de pilule, qui peut présenter des risques différents des traitements hormonaux actuellement utilisés dans la pratique clinique.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en septembre 2024.

Bofill Rodriguez M, Yong LN, Mirkov S, Bekos C, Lethaby A, Farquhar C

Quels sont les bénéfices et risques des médicaments contre le rhume et les allergies (décongestionnants ou antihistaminiques) dans le traitement des enfants souffrant d'une infection aiguë de l'oreille moyenne ?

2 days 20 hours ago
Principaux messages
  • Des médicaments décongestionnants ou antihistaminiques sont parfois administrés aux enfants souffrant d'une infection aiguë de l'oreille moyenne (otite moyenne aiguë).

  • On ignore si les décongestionnants ou les antihistaminiques sont des traitements efficaces ou s'ils ont des effets secondaires indésirables lorsqu'ils sont utilisés pour traiter l'otite moyenne aiguë.

  • Les données probantes existantes étant très incertaines, il n'est peut-être pas utile de réaliser d'autres études de grande envergure.

Qu'est-ce que l'otite moyenne aiguë ?

L'otite moyenne aiguë (OMA) est une infection bactérienne de l'oreille moyenne. Il s'agit de l'infection bactérienne la plus courante chez les enfants et pour laquelle la prescription d’antibiotiques est la plus fréquente. L'infection se développe généralement pendant ou après un simple rhume. Les symptômes comprennent l'apparition soudaine de douleurs à l'oreille, de fièvre, d'irritation et parfois d'écoulement provenant du conduit auditif. Après l'infection, du liquide s'accumule parfois dans l'oreille moyenne, ce qui peut entraîner des troubles de l’audition.

Comment soigner l'otite moyenne aiguë ?

L'OMA est généralement traitée avec des antibiotiques. Cependant, l'infection disparaît souvent sans traitement et les complications (telles que la propagation de l'infection au crâne ou au cerveau) sont rares. La plupart des directives de traitement recommandent aujourd'hui la surveillance active, ce qui signifie qu'il ne faut pas administrer immédiatement des antibiotiques, mais attendre de voir si l'état s'aggrave ou ne s'améliore pas au bout de deux ou trois jours. Les enfants qui souffrent de douleurs et de fièvre reçoivent souvent des analgésiques, tels que du paracétamol ou de l'ibuprofène. Certains chercheurs ont suggéré que d'autres médicaments en vente libre, tels que les décongestionnants et les antihistaminiques, pourraient aider à soigner l'OMA en réduisant l'inflammation de l'oreille moyenne causée par l'infection. Les décongestionnants sont normalement utilisés pour dégager un nez bouché, et les antihistaminiques pour soulager les manifestations de l’allergie. Ils sont disponibles sous forme de comprimés, de sirops et de sprays nasaux.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si les décongestionnants et les antihistaminiques, seuls ou combinés, sont des médicaments efficaces contre l'OMA chez l’enfant afin :

  • d’améliorer la guérison de l'OMA ;

  • de réduire les douleurs à l'oreille ;

  • le nombre de complications liées à l'infection ; et

  • la présence de liquide dans l'oreille moyenne après l'infection.

Nous voulions également savoir si les décongestionnants ou les antihistaminiques étaient associés à des effets secondaires indésirables.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant les effets du traitement par décongestionnants et antihistaminiques chez l’enfant atteint d'OMA. Nous avons comparé et résumé leurs résultats, et nous avons évalué notre niveau de confiance dans les données probantes sur la base de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 15 études avec 3 066 participants dans notre revue. Dans 12 études, les enfants étaient âgés de trois mois à 15 ans. Une étude incluait également quelques adultes, et une autre pourrait avoir inclus des jeunes de 18 ans. Les études ont été menées entre 1965 et 2003 et ont duré entre un et cinq ans. Certaines études n'ont pas indiqué leur durée. Elles ont été réalisées aux États-Unis, au Danemark, au Canada et au Royaume-Uni. Huit études ont comparé des décongestionnants ou des antihistaminiques sous forme de comprimés ou de sirop à un traitement placebo (factice) ou à l'absence de traitement. Nous avons considéré qu'il s'agissait là des principales comparaisons de notre revue. Aucune étude n'a porté sur les décongestionnants ou les antihistaminiques en spray nasal. Dans 12 études, les enfants des deux groupes ont également reçu des antibiotiques.

On ne sait pas si les décongestionnants sont associés à davantage d'effets secondaires indésirables ou s'ils ont un effet sur la douleur de l'oreille ou sur la présence de liquide dans l'oreille moyenne après l'infection. Nous n'avons trouvé aucune étude permettant de savoir si les décongestionnants ont un effet sur la guérison de l'OMA. Les décongestionnants peuvent n'avoir que peu ou pas d’incidence sur le risque de complications graves.

On ne sait pas si les antihistaminiques favorisent la guérison de l'OMA, s'ils sont associés à des effets secondaires indésirables ou s'ils réduisent la douleur de l'oreille. Les antihistaminiques peuvent n'avoir que peu ou pas d’incidence sur le risque de complications graves ou sur la présence de liquide dans l'oreille moyenne après l'infection.

Il n'y a pas d'études en cours sur cette question.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n'avons pas confiance dans les données probantes concernant les bénéfices et risques des décongestionnants et des antihistaminiques comme traitement complémentaire de l'OMA chez l'enfant. Les études étaient généralement de trop petite taille et utilisaient des méthodes susceptibles d'introduire des erreurs dans leurs résultats : les enfants ou les évaluateurs et évaluatrices savaient notamment quels médicaments leur étaient administrés.

Les données probantes sont‐elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu'au 19 février 2025.

Darlison P, Moresco L, Nussbaumer-Streit B, Bruschettini M, Gisselsson-Solen M, supported by Cochrane Sweden and Cochrane Austria

Quels sont les effets de la ventilation oscillatoire à haute fréquence (un type de ventilation mécanique) comparée à la ventilation conventionnelle (une autre forme de ventilation mécanique) chez les nourrissons nés à terme ou presque à terme présentan...

3 days 8 hours ago
Principaux messages
  • Nous ne pouvons pas déterminer si l'utilisation de la ventilation oscillatoire à haute fréquence (VOHF) chez les nourrissons atteints de troubles pulmonaires sévères permet de réduire les échecs thérapeutiques, les décès ou les complications, par rapport à la ventilation conventionnelle.

  • Il est nécessaire de réaliser d’autres études bien conçues afin d’évaluer l'efficacité de la VOHF par rapport à la ventilation conventionnelle chez les nourrissons nés à terme ou presque à terme (bébés nés après une grossesse de neuf mois ou presque).

Qu'est-ce qu'une maladie pulmonaire sévère et comment est-elle traitée ?

Les troubles pulmonaires sévères chez les nouveau-nés constituent un problème clinique majeur et peuvent provoquer une insuffisance pulmonaire (lorsque l’organisme ne parvient plus à obtenir assez d’oxygène ni à éliminer le dioxyde de carbone), voire le décès du patient. Le traitement repose souvent sur la ventilation mécanique. Dans certains cas, des traitements supplémentaires peuvent être nécessaires pour soutenir la respiration, comme une machine cœur-poumon (appelée oxygénation par membrane extracorporelle) ou l’inhalation d’un gaz médical (le monoxyde d'azote inhalé).

Qu'est-ce que la ventilation conventionnelle ?

La ventilation conventionnelle est un type de ventilation mécanique utilisé chez les nourrissons atteints de maladies pulmonaires sévères. Elle permet d’insuffler de l’air aux poumons du bébé. Elle peut fonctionner selon plusieurs modes en contrôlant soit la pression, soit le volume d’air administré. La fréquence respiratoire utilisée est généralement comprise entre 30 et 80 respirations par minute.

Qu'est-ce que la ventilation oscillatoire à haute fréquence ?

La ventilation oscillatoire à haute fréquence (VOHF) est une autre forme de ventilation mécanique. Cette technique consiste à délivrer des respirations très rapides et de faible volume aux poumons, à une fréquence d'environ 300 à 900 respirations par minute.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions déterminer si la VOHF est plus efficace que la ventilation conventionnelle pour améliorer les résultats et réduire les complications, y compris le décès, chez les nourrissons nés à terme ou presque à terme (c’est-à-dire après une grossesse de neuf mois ou presque), présentant des troubles pulmonaires sévères.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons cherché des études comparant la VOHF à la ventilation conventionnelle chez des nourrissons nés à terme ou presque à terme atteints de troubles pulmonaires sévères. Nous avons analysé et résumé les résultats, puis évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en tenant compte des méthodes et de la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé trois études portant sur un total de 368 nourrissons. Deux études ont été réalisées dans des pays à revenu élevé et une dans un pays à revenu moyen supérieur. Ces études ont été publiées entre 1994 et 2016. La VOHF a été utilisée soit comme traitement de secours en cas d'échec des autres méthodes de ventilation, soit comme traitement initial. Dans les deux groupes, les nourrissons pouvaient passer d'un type de ventilation à l'autre en cas d'échec du traitement initial. Nos deux critères de jugement principaux étaient l’échec du type de ventilation choisie comme traitement initial et le décès du patient.

Principaux résultats

Sur la base des données probantes disponibles, nous ne sommes pas en mesure de tirer des conclusions quant à l'utilisation de la VOHF par rapport à la ventilation conventionnelle chez les nourrissons nés à terme ou presque à terme et présentant des troubles pulmonaires sévères. Nous sommes très incertains quant à ses effets sur l’échec thérapeutique et elle pourrait augmenter le risque de décès. Nous ne pouvons pas déterminer si la VOHF a un effet sur la survenue d'une perforation pulmonaire entraînant une accumulation anormale d'air dans le thorax (pneumothorax) ou sur le nombre de jours nécessaires sous ventilation mécanique. Les études sélectionnées ne rapportaient aucune donnée sur le développement des enfants, ni sur leurs capacités auditives ou visuelles à un âge ultérieur.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous n'avons qu’un niveau de confiance faible à très faible dans les données probantes. La principale raison en est que les participants savaient quel traitement les nourrissons recevaient, ce qui pourrait avoir influencé les résultats. De plus, les essais analysés étaient de très petite taille et trop peu nombreux pour permettre des conclusions solides. Enfin, les études ont été réalisées sur des groupes de nourrissons différents.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées le 13 mai 2024. Ceci est la mise à jour d'une revue dont la dernière version datait de 2009.

Phattraprayoon N, Ho JJ, Fiander M, Priyadarshi M

L'acétate de cyprotérone est-il efficace et sûr pour traiter la pousse indésirable de poils chez les femmes ?

3 days 8 hours ago
Principaux messages

- L'acétate de cyprotérone et la plupart des traitements auxquels il a été comparé n'ont pas présenté de différences importantes en termes de pousse indésirable de poils (pilosité indésirable) ou de taux d'hormones.

- L'impact hormonal des différents médicaments a été différent, ce qui peut s'expliquer par leur mode d'action.

Qu'est-ce que l'acétate de cyprotérone ?

La pilosité indésirable sur le visage, le ventre ou la poitrine des femmes résulte de l'augmentation des niveaux d'hormones sexuelles, la plus importante étant la testostérone. Cette hormone est produite dans les ovaires. Un médicament appelé acétate de cyprotérone abaisse les niveaux de testostérone dans le corps et réduit la pilosité indésirable, mais il a des effets secondaires tels que la prise de poids, la dépression (sentiment de tristesse), la fatigue (sentiment de fatigue), le gonflement ou la sensibilité des seins, la perte de cheveux et des problèmes liés à l'activité sexuelle. D'autres traitements ont été introduits plus récemment, et cette revue fait état des données probantes issues d'études comparant ces traitements.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si l'acétate de cyprotérone était plus efficace que d'autres types de médicaments pour réduire la pilosité indésirable, mesurée par des tests, ou telle que rapportée par les femmes suivant le traitement, et par les niveaux d'hormones. Nous avons également noté les effets indésirables et si les femmes décidaient d'arrêter le traitement.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études portant sur l'acétate de cyprotérone et d'autres types de médicaments chez des femmes présentant une pilosité indésirable sur le visage, le ventre ou la poitrine. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données en tenant compte les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 23 études, pour la plupart de petite taille, portant sur 1 557 femmes atteintes de pilosité indésirable.

Chez les femmes nécessitant un traitement pour une pilosité indésirable de cause inconnue ou causée par des niveaux élevés de testostérone, les données actuelles ne peuvent démontrer une différence entre l'utilisation de l’acétate de cyprotérone ou de la plupart des autres médicaments utilisés pour réduire la pilosité, abaisser les niveaux d'hormones ou provoquer des effets indésirables.

L'acétate de cyprotérone était probablement plus efficace après six mois de traitement par rapport à un médicament appelé spironolactone (lorsque les deux groupes recevaient également de l'éthinylestradiol (une hormone féminine fréquemment utilisée dans les pilules contraceptives)) et plus efficace après 24 mois par rapport à un médicament appelé finastéride (lorsque les deux groupes recevaient également de l'éthinylestradiol). Un autre médicament, le flutamide, s'est révélé plus efficace dans une étude à 12 mois par rapport à l'acétate de cyprotérone.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Le nombre de femmes, le type et le moment des mesures varient d'une étude à l'autre, de sorte qu'il n'a pas toujours été possible de comparer les études entre elles. De nombreuses études incluaient peu de femmes.

Les données disponibles sont insuffisantes pour comparer les effets indésirables des traitements.

Des études de plus grande envergure sont nécessaires pour obtenir des résultats plus significatifs. Les données actuelles soutiennent l'utilisation de l'acétate de cyprotérone ou de la spironolactone idéalement associée à l'éthinylestradiol comme étant le meilleur traitement de la pilosité indésirable.

Les données probantes sont‐elles à jour ?

Les informations sont valables jusqu'en décembre 2022.

Matjila MJ, Le Roux PA, van der Spuy ZM

Pourquoi donner de la caféine aux nourrissons prématurés ?

5 days 23 hours ago
Principaux messages
  • La caféine est un traitement efficace utilisé pour réduire le risque de décès ou éviter de graves lésions pulmonaires chez les nourrissons prématurés, mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour bien comprendre quand ce traitement doit être commencé.

  • En effet, les données disponibles actuellement ne permettent pas de le savoir avec certitude.

  • Les prochaines études devraient observer différentes périodes d’administration de caféine et différentes raisons de donner de la caféine aux nourrissons prématurés, car, sur la base des études actuelles, nous ne pouvons pas tirer de conclusion solide.

Qu'est-ce que la caféine ?

La caféine est le traitement le plus utilisé chez les nourrissons prématurés contre l'apnée (pauses respiratoires), le risque de décès et autres conséquences d'une naissance prématurée.

Pourquoi la caféine est-elle importante pour les nourrissons prématurés en unité de soins intensifs néonatals (USIN) ?

Les nourrissons prématurés nécessitant des soins spéciaux et intensifs ont généralement des problèmes respiratoires qui entraînent des lésions d’organes, y compris des lésions cérébrales. La caféine aide les nourrissons prématurés à respirer et réduit le risque de décès ou prévient de graves lésions pulmonaires chez ces nourrissons.

Qu'avons-nous découvert ?

Nous voulions savoir quel était le meilleur moment et la meilleure raison pour commencer un traitement à la caféine chez les nourrissons prématurés, et quels impacts ont ces variations sur :

  • le taux de décès des nourrissons, quelle que soit la raison des décès ;

  • le risque de maladie pulmonaire à long terme ;

  • tout effet négatif de l’utilisation de la caféine ayant conduit à l'arrêt du traitement ;

  • la durée pendant laquelle un nourrisson pourrait avoir besoin d’être ventilé ;

  • la durée de l'hospitalisation du nourrisson ;

  • le nombre de nourrissons prématurés présentant au moins un épisode d'apnée ;

  • l’hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène dans le sang).

Qu’avons nous fait ?

Nous avons vérifié 11 études qui ont utilisé la caféine pour la première fois à différents moments et pour différentes raisons, c'est-à-dire de la caféine administrée :

  • dans les deux premières heures de vie du nourrisson par rapport à dans une période de 2 à 24 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport à après 72 heures de vie ;

  • dans les 72 premières heures de vie par rapport au traitement des nourrissons prématurés présentant des symptômes ;

  • lors de symptômes minimes par rapport au traitement à la caféine commencé lors d’une apnée grave (nécessitant de l’aide pour recommencer à respirer avec une intervention manuelle ou une assistance respiratoire) ;

  • pendant un traitement par respirateur par rapport au traitement à la caféine commencé au moment de l'extubation (retrait du tube respiratoire).

Nous avons analysé et résumé les résultats des études et avons évalué notre confiance dans les données disponibles, en nous fondant sur la façon dont les études ont été menées et sur leur taille.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons inclus 11 études portant sur 774 nourrissons prématurés, publiées entre 2014 et 2023. Nous avons trouvé sept études en cours.

Quels sont les principaux résultats ?
  • Les données sont très incertaines concernant les résultats rapportés dans les comparaisons suivantes : caféine dans les deux premières heures de vie contre 2 à 24 heures, et caféine dans les 72 premières heures de vie contre après 72 heures de vie. Cependant, la caféine commencée dans les 72 premières heures de vie est susceptible de réduire le risque d'apnée et de maladie pulmonaire à long terme.

  • L'administration de caféine dans les 72 premières heures de vie réduit probablement le risque de maladie pulmonaire à long terme, par rapport au traitement des nourrissons prématurés qui présentent des symptômes. Nous avons peu ou pas de confiance dans les autres résultats de cette comparaison, car il n’existe pas suffisamment d'études pour confirmer ces résultats.

  • Aucune étude n'a comparé le traitement à la caféine administré chez les nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement chez des nourrissons souffrant d'apnée grave (traitées par stimulation ou ventilation).

  • Le traitement à la caféine commencé alors que le bébé est sous ventilation mécanique pourrait conduire à une réduction importante de la durée de la ventilation et pourrait diminuer le risque de maladie pulmonaire chronique à long terme, par rapport au traitement commencé au moment du retrait du tube respiratoire.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Nous n'avons pas trouvé d'études comparant le traitement à la caféine commencé chez des nourrissons prématurés présentant des symptômes minimes par rapport au traitement en cas d'apnée grave (traitée par stimulation ou ventilation). Aucune étude n'a fait état d'hypoxémie intermittente (brèves baisses du taux d'oxygène). Les résultats des études à venir pourraient modifier les conclusions de cette revue.

Ces données sont-elles à jour ?

Les données ont été actualisées le 23 avril 2025.

Borys F, Wróblewska-Seniuk K, Fiander M, Soll R, Ringsten M, Bruschettini M, Sibrecht G, supported by Cochrane Neonatal and Cochrane Sweden

Un traitement par inhibiteurs de la DPP-4 prévient-il les complications chez les personnes atteintes de maladie rénale chronique et de diabète de type 2 ?

5 days 23 hours ago
Principaux messages
  • Pour les personnes atteintes de maladie rénale chronique (MRC) (lésion à long terme des reins qui réduit leur capacité à filtrer le sang), le fait d'être également diabétique (une maladie qui dure toute la vie et qui entraîne une glycémie trop élevée) augmente les risques de décès prématuré, de crise cardiaque, d'accident vasculaire cérébral et réduit leur qualité de vie.

  • On ne sait pas si les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase IV (DPP-4) (médicaments qui réduisent le taux de glucose dans le sang) empêchent les décès dus à un problème cardiaque, les événements hypoglycémiques graves (un état dans lequel le taux de glucose dans le sang chute trop bas, provoquant des symptômes tels que des tremblements, des vertiges et des sueurs), ou s'ils préviennent les complications cardiaques ou rénales chez les personnes atteintes d'une MRC et d'un diabète de type 2.

  • On ne sait pas si les inhibiteurs de la DPP-4 présentent des bénéfices ou risques similaires à ceux d'autres médicaments chez les personnes atteintes de MRC et de diabète de type 2.

Pourquoi traiter les personnes atteintes de maladie rénale chronique et de diabète de type 2 avec DPP-4 ?

Les inhibiteurs de la dipeptidylpeptidase IV (DPP-4) sont des médicaments qui réduisent le taux de glucose dans le sang et sont désormais recommandés comme traitement de deuxième intention pour les personnes atteintes de diabète de type 2 (une maladie qui dure toute la vie et qui entraîne une glycémie trop élevée) et de maladie rénale chronique (MRC, définie comme une lésion à long terme des reins qui réduit leur capacité de filtrer le sang) dont le diabète de type 2 n'est pas contrôlé de manière adéquate par leurs médicaments actuels.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si les inhibiteurs de la DPP-4 aidaient à prévenir les complications vasculaires et rénales chez les personnes atteintes à la fois d'une MRC et d'un diabète de type 2.

Qu’avons-nous fait ?

Nous avons cherché à savoir si les inhibiteurs de la DPP-4 permettaient d'éviter des complications telles qu’un décès pour des raisons cardiaques, l'hypoglycémie sévère (un état dans lequel le taux de glucose dans le sang chute trop bas, provoquant des symptômes tels que des tremblements, des vertiges et des sueurs), tous problèmes de circulation, une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou des problèmes rénaux lorsque la personne est atteinte d'une fonction rénale faible et d’un diabète de type 2. Nous avons recherché tous les essais cliniques randomisés disponibles (études dans lesquelles des personnes sont assignées au hasard à différentes options de traitement) afin de déterminer si ce type de médicament est efficace pour prévenir ces complications. Nous avons également évalué notre confiance dans les résultats des études disponibles.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 59 études cliniques portant sur 27 893 adultes atteints de MRC et de diabète. Les personnes participant aux études ont reçu un inhibiteur de la DPP-4, un placebo (pilule de sucre), des soins standards seuls ou un autre médicament contre le diabète (de l'insuline, par exemple). Le traitement qu'elles ont reçu a été décidé au hasard (comme tirer à pile ou face). Nous n'avons trouvé aucune étude portant sur des enfants.

En combinant toutes les études, nous avons constaté que nous ne savons toujours pas si le traitement par les inhibiteurs de la DPP-4 contribue à réduire les risques de décès dus à une cause cardiaque ou à une hypoglycémie sévère. Nous ne pouvons pas savoir avec certitude si le traitement prévient tous les problèmes de circulation du sang, comme les crises cardiaques ou les accidents vasculaires cérébraux, ou encore les problèmes rénaux, car nous n'avons pas trouvé suffisamment d'informations dans les études disponibles. Nous n'avons pas non plus pu déterminer avec certitude si les médicaments à base d'inhibiteurs de la DPP-4 étaient meilleurs ou pires que les autres traitements pour le diabète, car cet aspect n'a pas fait l'objet d'études approfondies dans les essais cliniques.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Certaines études étaient difficiles à utiliser car elles avaient des échantillons de très petite taille ou n'ont été suivies que pendant une courte durée. Par conséquent, nous ne sommes pas sûrs de savoir si le traitement provoque des effets secondaires. En général, les effets des inhibiteurs de la DPP-4 chez les personnes atteintes de MRC et de diabète de type 2 étaient insuffisants pour tirer des conclusions définitives.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en mars 2025.

Natale P, Green SC, Tunnicliffe DJ, Pellegrino G, Toyama T, Strippoli GFM, supported by Cochrane Kidney and Transplant

La résection de la cloison augmente-t-elle la probabilité d’une naissance vivante chez les femmes en âge de procréer et présentant un utérus cloisonné ?

5 days 23 hours ago
Principaux messages
  • D’après un essai randomisé, il pourrait n’y avoir que peu ou pas de différence, en ce qui concerne les naissances vivantes et les grossesses en cours, entre la résection de la cloison (retrait du septum par chirurgie) et la prise en charge sans intervention (surveillance attentive).

  • Nous n’accordons qu’une confiance très limitée aux résultats des études non randomisées.

  • D’autres études de haute qualité sont nécessaires pour accroître notre confiance dans les résultats.

Qu’est-ce qu’un utérus cloisonné ?

Un utérus cloisonné est une anomalie de naissance, selon laquelle l’utérus est divisé en deux cavités. Les femmes ayant un utérus cloisonné sont exposées à un risque d’infertilité, de fausses couches à répétition et d’accouchement prématuré. Le retrait chirurgical de la cloison pourrait améliorer cela, mais l’efficacité de l'intervention n’est pas clairement établie.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir si la résection hystéroscopique de la cloison (retrait chirurgical du septum) augmentait la probabilité d’une naissance vivante chez les femmes ayant un utérus cloisonné, et si ces bénéfices l’emportaient sur les complications possibles de l’intervention.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons examiné les résultats d’essais contrôlés randomisés (ECR), c’est-à-dire d’études dans lesquelles des personnes sont affectées à un groupe parmi deux groupes ou plus de traitement selon une méthode aléatoire. Ces études sont considérées comme étant de haute qualité. Nous avons également examiné des études non randomisées, par exemple des études qui passent en revue et analysent des dossiers médicaux. Ces études sont considérées comme étant de très faible qualité.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé un ECR et 12 études non randomisées, dont 10 études ayant passé en revue et analysé des dossiers médicaux. Toutes les études ont comparé la résection de la cloison à une prise en charge sans intervention (surveillance attentive). Dans l’ECR, 39 femmes ont bénéficié d’une résection de la cloison et 40 femmes ont bénéficié d’une prise en charge sans intervention. Dans les 12 études non randomisées, 1 134 femmes ont bénéficié d’une résection de la cloison et 692 femmes ont bénéficié d’une prise en charge sans intervention.

Principaux résultats
  • Les résultats de l’ECR semblent indiquer qu’il pourrait n’y avoir que peu ou pas de différence, en ce qui concerne les naissances vivantes, entre la résection de la cloison et la prise en charge sans intervention. Sur la base des résultats d’études non randomisées, nous ne sommes pas certains que la résection de la cloison augment la probabilité d’une naissance vivante.

  • L’ECR a fait état d’une perforation utérine (trou ou déchirure dans la paroi de l’utérus) et d’une cloison résiduelle (partie restante de la cloison non retranchée pendant la chirurgie). Parmi les études non randomisées qui ont fait état de complications chirurgicales, trois n’ont décrit aucune complication et trois ont principalement fait état d’une perforation utérine, d’un saignement ou d’une cloison résiduelle nécessitant une nouvelle intervention chirurgicale. Les autres études n’ont pas signalé de complications.

  • D’après les résultats de l’ECR, il pourrait n’y avoir que peu ou pas de différence, en ce qui concerne la grossesse en cours, entre la résection de la cloison et la prise en charge sans intervention. Sur la base des résultats d’études non randomisées, nous ne savons pas avec certitude si la résection de la cloison a une incidence sur la grossesse en cours.

  • D’après les résultats de l’ECR, il pourrait n’y avoir que peu ou pas de différence, en ce qui concerne la grossesse clinique (où il est possible de voir ou d’entendre les signes du fœtus), entre la résection de la cloison et la prise en charge sans intervention. Sur la base des résultats d’études non randomisées, nous ne sommes pas certains que la résection de la cloison augmente le nombre de grossesses cliniques.

  • Comparativement à une prise en charge sans intervention, la résection de la cloison pourrait augmenter le nombre de fausses couches ; cependant, l’étude est de très petite taille, ce qui nous rend peu confiants dans ces résultats. Sur la base des résultats d’études non randomisées, nous ne savons pas si la résection de la cloison diminue le nombre de fausses couches, par rapport à une prise en charge sans intervention.

Quelles sont les limites des données disponibles ?

Nous avons peu confiance dans les données de l’ECR, car l’étude est de très petite taille et le nombre d’études limité ne permet pas de garantir la certitude des résultats. Nous avons très peu confiance dans les données issues des études non randomisées, car les études ont été menées auprès de différents types de personnes et il est possible que les participantes connaissaient le traitement qu’elles recevaient.

Les données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes ont été actualisées en septembre 2025.

Joosse MI, Kostova EB, Rikken JFW, Mol BWJ, Goddijn M, van Wely M

Quels sont les effets des combinaisons d’interventions psychosociales et de médicaments pour aider les personnes qui consomment une quantité excessive d'alcool ?

1 week 2 days ago
Principaux messages

- Par rapport aux interventions psychosociales seules, l'ajout de médicaments est probablement sûr et utile pour réduirela consommation d’alcool des personnes vivant avec un trouble de l’usage de l’alcool (TUA).

- En raison du nombre limité d'études disponibles, nous ne savons pas si les interventions psychosociales et les médicaments combinés, lorsqu'ils sont comparés aux médicaments seuls ou à l'absence de traitement ou aux soins usuels, sont utiles pour les personnes vivant avec un TUA.

- D'autres études sur les effets des interventions combinées par rapport aux médicaments seuls, aux soins usuels, ou en l’absence de traitement sont nécessaires.

Qu'est-ce que le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) ?

Le TUA est un trouble psychique qui se caractérise par une incapacité à contrôler la consommation d'alcool et des épisodes fréquents de consommation incontrôlée d'alcool. Le TUA est associé à un risque accru d'accidents de voiture, de décès prématuré et de maladies comme le cancer, la cirrhose du foie et les maladies neurologiques.

Comment traite-t-on le TUA ?

Les interventions psychosociales et les médicaments sont utilisés pour aider les personnes souffrant de TUA à réduire leur consommation d'alcool. Les interventions psychosociales couramment utilisées dans le traitement des personnes atteintes de TUA sont :

- les interventions cognitivo-comportementales (visant à aider les gens à reconnaître et à modifier leurs pensées et croyances négatives, ainsi que leurs comportements indésirables, par le biais de tâches et de compétences comportementales pour faire face à l’envie de consommer de l'alcool) ;
- les interventions sur la gestion des contingences (visant à récompenser les personnes qui réduisent leur consommation d'alcool par de l'argent, des bons ou des prix) ;
-les entretiens motivationnels (visant à accroître la motivation pour réduire la consommation d'alcool) ;
- la facilitation en douze étapes (interventions qui ont adapté les méthodes des Alcooliques Anonymes et encouragé la fréquentation des Alcooliques Anonymes).

Parmi les médicaments disponibles, ces derniers ont été approuvés par les principaux organismes de régulation des produits de santé :

- l'acamprosate (recommandé pour maintenir l'abstinence) ;
- le disulfiram (recommandé pour maintenir l'abstinence) ;
- la naltrexone (recommandée à la fois pour atteindre l’abstinence, maintenir l'abstinence et pour réduire la consommation d'alcool).

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si l'association de médicaments et d'interventions psychosociales est plus efficace que les interventions psychosociales seules, les médicaments seuls ou les soins usuels (éducation ou information sur la consommation d'alcool) pour aider les personnes vivant avec un TAU à réduire ou arrêter leur consommation d'alcool.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études dans lesquelles les personnes étaient assignées de manière aléatoire à un des deux (ou plus) groupes de traitement comparant une combinaison de traitement (médicaments et interventions psychosociales) avec soit une intervention psychosociale seule, ou des médicaments seuls, ou avec les soins usuels. Nous avons synthétisé les résultats des études et évalué le niveau de confiance dans les données probantes en évaluant des facteurs tels que les méthodes utilisés dans les études et la taille des échantillons.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé 21 études portant sur 4 746 personnes vivant avec TUA qui étaient traitées en ambulatoire pendant environ quatre mois.

Les participants étaient principalement des hommes, âgés d'environ 44 ans, qui déclaraient boire environ 12 verres par jour de consommation, avec environ 70 % de jours de consommation. Les études ont été menées aux États-Unis, en Europe et au Canada. La plupart des études ont bénéficié de financements publics.

Nous avons identifiés 20 études (4 498 participants) comparant des interventions pharmacologiques et psychosociales combinées à une intervention psychosociale seule. Nous n'avons trouvé qu'un nombre limité d'études et de participants qui comparaient une combinaison de traitements aux médicaments seuls (3 études ; 1 871 participants) ou au traitement habituel (2 études ; 1 623 participants). Dans la plupart des cas, la combinaison de traitement consistait ,pour l’intervention psychosociale, en une thérapie cognitivo-comportementale et pour le médicament, en la naltrexone.

Par rapport aux interventions psychosociales seules, la combinaison de traitement réduit probablement le nombre de personnes qui déclarent consommer beaucoup d'alcool (forts consommateurs) et pourrait augmenter le nombre de personnes qui maintiennent une abstinence continue. La combinaison de traitement a probablement peu ou pas d'effet sur la proportion de jours d'abstinence, le risque d'effets indésirables graves (c'est-à-dire décès ou événements nécessitant une hospitalisation) et le nombre de personnes qui n'arrivent pas à terminer le traitement. Il pourrait y avoir peu ou pas d'effet sur la proportion de jours où les personnes consomment de grandes quantités d'alcool, le nombre de verres par jour de consommation et le risque d'effets indésirables.

Nous ne sommes pas certains quand à savoir si la combinaison de traitement, comparé aux médicaments seuls, réduit le nombre de verres par jour de consommation. La combinaison de traitement pourrait avoir peu ou pas d'effet sur la proportion de jours d'abstinence et sur le nombre de personnes qui n'achèvent pas le traitement pour quelque raison que ce soit. Nous ne sommes pas certains de l'effet dde la combinaison de traitement sur le nombre de personnes qui maintiennent une abstinence continue, celles qui consomment de grandes quantités d'alcool et celles qui arrêtent le traitement en raison des effets indésirables.

Nous ne sommes pas certains de l'effet de la combinaison de traitement, par rapport au traitement habituel, sur le nombre de personnes qui consomment de grandes quantités d'alcool, qui arrêtent le traitement et sur la proportion de jours d'abstinence.

Limites des données probantes

Nos résultats pourraient ne pas s'appliquer aux différents types de personnes atteintes de TUA, à toutes les interventions psychosociales et pharmacologiques, et aux pays, car les études n'ont pas examiné tous les traitements disponibles pour le TUA, et elles ont été principalement réalisées aux États-Unis et en Europe.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont à jour jusqu’en novembre 2023.

Minozzi S, La Rosa GR, Salis F, Camposeragna A, Saulle R, Leggio L, Agabio R

Les antipsychotiques atypiques sont-ils utiles pour traiter l'irritabilité et d’autres symptômes chez les personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme ?

1 week 2 days ago
Principaux messages
  • La rispéridone et l'aripiprazole peuvent réduire les symptômes d'irritabilité, tandis que la lurasidone n'entraîne probablement que peu ou pas de différence pour les enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme.

  • Il existe une incertitude significative quant aux effets de ces médicaments sur l'agressivité, la prise de poids et les mouvements anormaux (par exemple les tremblements) chez les enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme.

  • Ces médicaments peuvent diminuer les symptômes obsessionnels-compulsifs (pensées indésirables (obsessions) et comportements répétitifs (compulsions) ainsi que les discours inappropriés chez les enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme.

  • Nous n'avons pas pu explorer rigoureusement les effets bénéfiques et nocifs de ces médicaments chez les adultes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme, en raison du manque de données disponibles.

Qu'est-ce que l'autisme ?

L'autisme, également appelé trouble du spectre de l’autisme, est un trouble du développement qui affecte la communication, les interactions sociales et les comportements.

Qu'est-ce qu'un antipsychotique atypique ?

Les médicaments antipsychotiques sont principalement utilisés pour traiter les problèmes de santé mentale, en maintenant l'équilibre de certains neurotransmetteurs dans le cerveau afin d'améliorer de nombreux symptômes. Les neurotransmetteurs sont des substances chimiques naturelles qui permettent aux nerfs de communiquer dans tout le corps (par exemple, la dopamine). Les antipsychotiques atypiques sont des médicaments dont les bénéfices et effets indésirables diffèrent de ceux des antipsychotiques classiques .

Que voulions‐nous savoir ?

Nous avons voulu comparer l’efficacité des antipsychotiques atypiques pour réduire l’irritabilité chez les enfants et les adultes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme. De plus, nous voulions évaluer leur efficacité et leurs effets indésirables sur d’autres symptômes.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant différents antipsychotiques atypiques à un placebo (traitement factice) ou à un autre antipsychotique atypique chez des personnes diagnostiquées avec un trouble du spectre autistique.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 17 études regroupant 1 027 personnes. Toutes les études portaient sur des enfants, à l’exception d’une seule qui incluait des adultes.

Certains antipsychotiques atypiques, comme la rispéridone et l'aripiprazole, pourraient réduire, sur une courte période, l'irritabilité chez les enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme, contrairement à la lurasidone, qui n'a probablement que peu ou pas d'effet. Les antipsychotiques atypiques peuvent améliorer les symptômes obsessionnels-compulsifs et réduire les discours inappropriés. Nous sommes très incertains des résultats concernant l'agressivité, la prise de poids et les effets indésirables de type mouvements anormaux (comme les tremblements).

Quelles sont les limites de ces résultats ?

Notre confiance dans les résultats varie de modérée à très faible. Bien que nous ayons davantage confiance en certains résultats, tels que l'irritabilité, des données probantes plus solides restent nécessaires. Nous avons encore moins confiance dans les résultats portant sur la prise de poids et les effets indésirables de type mouvements anormaux, principalement parce que les études avaient des échantillons de petite taille et que les résultats étaient hétérogènes. Par ailleurs, la plupart des données disponibles provenaient d'études conduite sur un court terme.

Ces informations sont-elles à jour ?

Les informations ont été actualisées en janvier 2024.

Meza N, Franco JVA, Sguassero Y, Núñez V, Escobar Liquitay CM, Rees R, Williams K, Rojas V, Rojas F, Pringsheim T, Madrid E

Le débriefing post-évènement après des mesures coercitives est-il efficace pour les personnes vivant avec une schizophrénie ?

1 week 2 days ago
Principaux messages

En raison du manque de données probantes, les bénéfices d'un débriefing post-évènement après des mesures coercitives (isolement : enfermer une personne dans une pièce séparée, ou contention physique : l'empêcher de bouger) demeurent incertains pour les personnes vivant avec un trouble du spectre de la schizophrénie (schizophrénie et autres troubles psychotiques).

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les effets du débriefing post-évènement après des mesures coercitives, afin de déterminer de potentiels bénéfices pour les personnes vivant avec une schizophrénie, d’éventuels effets indésirables ainsi que ses coûts économiques

Qu'est-ce que la schizophrénie et qu'est-ce que l'isolement et la contention ?

La schizophrénie est un trouble psychique grave qui peut modifier la manière dont les personnes pensent, ressentent les émotions et se comportent. Les troubles du spectre de la schizophrénie (schizophrénie et autres troubles psychotiques) touchent des millions de personnes dans le monde et posent des défis importants en raison de la diversité des symptômes, de leur coût économique et du risque de recours à des mesures coercitives, telles que l’enfermement dans une chambre sécurisée (isolement) ou l’empêchement de se mouvoir (contention), en particulier lorsque le comportement est violent. Le débriefing post-événement est proposé comme un moyen de réduire le recours à ces mesures et leur durée. Il vise à garantir la sécurité tout en tenant compte des enjeux éthiques et des effets psychologiques potentiellement négatifs que ces pratiques peuvent entraîner.

L'isolement est une mesure coercitive qui consiste à enfermer une personne dans une pièce séparée au sein d’un service psychiatrique. La contention physique désigne le fait d’empêcher une personne de bouger, soit manuellement par le personnel soignant, soit à l’aide de dispositifs tels que des ceintures de contention. Ces mesures ne devraient être utilisées qu’en dernier recours pour empêcher une personne de se blesser elle-même ou de blesser autrui. Le débriefing post-évènement peut être proposé après ces mesures coercitives et constitue une forme de thérapie par la parole Elle vise à permettre aux soignants et aux personnes ayant vécu la contrainte de tirer des enseignements de l’événement, afin de prévenir de futurs épisodes de recours à la contrainte.

Que voulions-nous savoir ?

Nous voulions savoir quels étaient les bénéfices et les effets indésirables du débriefing post-évènement après des mesures coercitives, chez les personnes vivant avec un trouble du spectre de la schizophrénie (schizophrénie et autres troubles psychotiques).

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons réalisé une recherche exhaustive dans des bases de données spécialisées afin d’identifier des études dans lesquelles des personnes atteintes de schizophrénie avaient été réparties de manière aléatoire dans deux groupes de traitement ou plus, afin d’évaluer le débriefing post-événement en psychiatrie adulte.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé une seule étude pertinente contenant des données pour 109 personnes. Cette étude prévoyait un débriefing post-évènement standardisé, réalisé jusqu'à ce que la sortie d’hospitalisation. Les personnes ayant bénéficié d’un débriefing post-évènement à la suite de mesures coercitives pourraient être plus à risque d’être à nouveau placées en isolement, comparativement à celles ayant reçu le traitement habituel, mais ce résultat est très incertain. Les données probantes appuyant ce résultat proviennent d’une seule étude, et nous avons donc une confiance très limitée dans ces conclusions. Aucune preuve ne suggère que les personnes soient moins en détresse pendant ou immédiatement après l’événement, ni qu’elles soient plus satisfaites de leur prise en charge par rapport aux soins habituels. Là encore, notre confiance dans ces résultats est très limitée. Nous avons également une confiance très limitée dans ce résultat. Les informations disponibles étaient insuffisantes pour évaluer les modifications du comportement chez les personnes ou l’existence d’effets indésirables ou nocifs du débriefing.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons très peu confiance dans ces résultats parce que nous n’avons trouvé qu’une seule étude de faible taille, et parce que des problèmes dans sa conception et sa présentation ont été identifiés. Bien que le débriefing post-évènement soit une pratique courante en milieu clinique, les données probantes disponibles ne permettent actuellement pas de le recommander. Les résultats de cette revue suggèrent donc de faire preuve de prudence quant à son utilisation. Cette revue souligne la nécessité de mener de futures études de bonne qualité afin d'évaluer de manière approfondie les effets du débriefing post-évènement dans le cadre des soins psychiatriques en milieu hospitalier. Toute mesure de débriefing post-évènement devrait être clairement définie et décrite, afin que chacun sache comment et pourquoi l’utiliser dans la pratique quotidienne.

Ces données probantes sont-elles à jour ?

Ces données probantes sont à jour en février 2023.

Välimäki M, Varpula J, Lantta T

Quelle est l’utilité du questionnaire « HADS-A » pour détecter des troubles anxieux chez l'adulte ?

1 week 2 days ago

Principaux messages
- Les résultats des différentes études incluses dans notre revue étaient très variables, mais nous ne savons pas pourquoi. Cela signifie que l’utilité de la sous-échelle anxiété de l’Hospital Anxiety and Depression Scale Anxiety (HADS-A) en vie réelle pourrait être plus ou moins bonne.
- Toutefois, nos résultats semblent indiquer que si l’HADS-A était utilisées en pratique, de nombreuses personnes pourraient être diagnostiquées comme ayant un trouble anxieux alors qu'elles n’en ont pas, ce qui pourrait accroître la pression sur le système de santé.

Pourquoi est-il important de détecter de façon précise les troubles anxieux ?
Les troubles anxieux sont assez fréquents mais passent souvent inaperçus, même chez des personnes qui pourraient bénéficier d’un traitement. Au cours du processus de dépistage, les personnes sont catégorisées en deux groupes : celles pour lesquelles le test est négatif et celles pour lesquelles le test est positif. Les personnes dont les résultats sont positifs doivent ensuite faire l'objet d'une évaluation plus approfondie. Le diagnostic final est posé par un clinicien compétent. Toutefois, le processus de détection peut fournir des résultats incorrects. Le fait de ne pas détecter un trouble anxieux lorsqu'il existe s'appelle un résultat faux-négatif. Un résultat faux négatif peut conduire à ne pas se voir prescrire l'absence traitement approprié. Un résultat faux positif indique à tort la présence d’un trouble anxieux alors qu'il n'y en a pas. Cela peut constituer un fardeau pour les patients et le système de santé en raison d'inquiétudes inutiles, de tests supplémentaires et de traitements non-indiqués. Le dépistage de l'anxiété couvre différents troubles, qui sont regroupés sous le terme « tout trouble anxieux » (TTA). Il s'agit, entre autres, du trouble anxieux généralisé (TAG) et du trouble panique. Dans notre revue, nous examinons ces trois troubles : TTA, TAG et trouble panique.

Qu'est-ce que la sous-échelle « HADS-A » ?
L'échelle Hospital Anxiety and Depression Scale (HADS) est un questionnaire. Elle a été créée pour détecter l'anxiété et la dépression chez les personnes ayant des problèmes de santé hospitalisés. Elle comporte deux sections : la sous-échelle de la dépression (HADS-D) et la sous-échelle de l'anxiété (HADS-A). Chaque sous-échelle comporte sept questions. Les personnes répondent à chaque question par un score allant de 0 à 3. Après avoir répondu à toutes les questions, les scores sont additionnés pour obtenir un score total. Les scores totaux supérieurs ou égaux à un score spécifié (le « seuil ») suggèrent la présence d'un trouble anxieux. Le seuil à la HADS-A recommandé est de 8 ou plus pour une anxiété probable (ou de 11 ou plus pour une anxiété certaine). Le HADS-A permet d'obtenir des résultats simples et rapides, de sorte que les personnes ayant un score à la HADS-A élevé peuvent être orientés vers une évaluation plus approfondie.

Que voulions-nous savoir ?
Nous avons cherché à déterminer dans quelle mesure la HADS-A permet de détecter si un adulte souffre ou non d'un trouble anxieux.

Qu’avons-nous fait ?
Nous avons recherché les études qui utilisaient la HADS-A pour détecter l'anxiété. Nous avons ensuite combiné les résultats de ces études.

Qu’avons-nous trouvé ?
Cette revue a pris en compte les résultats de 67 études portant sur 18 467 participants. Cinquante-quatre études disposaient d'informations sur la HADS-A dans la détection de TTA, 35 études disposaient d'informations sur le TAG et 10 sur le trouble panique.

Quels ont été les principaux résultats de la revue ?
Les résultats globaux pour TTA seul ont montré que si la HADS-A est administrée à 1 000 personnes et que 170 d'entre elles ont un trouble anxieux confirmé, alors :
- sur les 325 personnes dont le test est positif pour TTA, 199 seraient incorrectement diagnostiquées comme ayant un trouble anxieux (faux positifs) et 126 le seraient correctement (vrais positifs).
- Sur les 675 personnes dont le test est négatif, 44 seraient incorrectement diagnostiquées comme n'ayant pas de trouble anxieux (faux négatifs) et 631 seraient correctement diagnostiquées comme négatives (vrais négatifs).

Quelles sont les limites des données probantes ?
Les exemples ci-dessus sont tirés des résultats synthétisés de toutes les études incluses dans notre revue. Cependant, les résultats de toutes les études étaient très variables. Par ailleurs, la façon dont la plupart des études étaient réalisées comportait des problèmes. Enfin, toutes les études n'ont pas fourni suffisamment d'informations pour nous permettre de dire si elles incluaient également des participants souffrant de symptômes mentaux. Par conséquent, nous ne sommes pas sûrs que les résultats ci-dessus sur la HADS-A soient reproductibles.

Les données sont-elles à jour ?
Les données ont été actualisées au 10 juillet 2024.

Fomenko A, Dümmler D, Aktürk Z, Eck S, Teusen C, Karapetyan S, Dawson S, Löwe B, Hapfelmeier A, Linde K, Schneider A

Changer d'antipsychotique est-il préférable que poursuivre le même traitement chez les personnes vivant avec une schizophrénie et ne répondant pas au traitement antipsychotique prescrit ?

1 week 2 days ago
Principaux messages

• Nous ne savons pas si les personnes vivant avec une schizophrénie qui ne répondent pas au traitement antipsychotique initial obtiennent de meilleurs résultats en changeant d'antipsychotique ou en poursuivant le même traitement, car les données scientifiques sont très incertaines.
• Les quelques études ayant examiné cette question différaient considérablement en termes d'antipsychotiques utilisés, de durées et de définitions de la non-réponse initiale.
• Nous avons besoin d'études supplémentaires, sur de grands échantillons et bien menées, pour éclairer ce sujet important.

Qu'est-ce que la schizophrénie ?

La schizophrénie est un trouble mental sévère, chronique et invalidant. Elle affecte la façon dont une personne pense, se sent et se comporte. Environ 1 personne sur 100 fera l’expérience de la schizophrénie à un moment donné de sa vie. Les hommes et les femmes ont une probabilité égale de développer ce trouble au cours de leur vie, bien que les hommes aient tendance à être diagnostiqués plus tôt.

Comment est-elle traitée ?

Les médicaments antipsychotiques sont le traitement principal de la schizophrénie. Les antipsychotiques aident à gérer les symptômes, y compris les hallucinations, les délires, la désorganisation de la pensée et l'agitation sévère, que les personnes svivant avec une schizophrénie peuvent éprouver.

Cependant, de nombreuses personnes souffrant de schizophrénie ne répondent pas à leur traitement antipsychotique initial. Dans ces situations, les options de traitement incluent : l'ajout d'autres médicaments antipsychotiques ; l'ajout d'autres psychotropes comme les régulateurs de l'humeur et/ou les antidépresseurs ; l'augmentation de la dose du médicament antipsychotique initialement administré, ou le changement pour un autre antipsychotique. Cependant, la meilleure stratégie de traitement reste à déterminer.

Que voulions‐nous savoir ?

Cette revue a examiné si le changement pour un autre médicament antipsychotique, par opposition à la poursuite du traitement antipsychotique initialement prescrit et en cours, améliore les taux de réponse au traitement des personnes, atténue les symptômes de la schizophrénie en général et spécifiquement, et entraîne des taux d'abandon plus élevés ou des effets indésirables ou nocifs.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études examinant le changement d'antipsychotiques par rapport à la poursuite du même antipsychotique chez des personnes vivant avec une schizophrénie n'ayant pas répondu à leur traitement antipsychotique initial. Nous avons comparé et résumé les résultats des études et évalué le niveau de confiance dans les données en nous évaluant des facteurs tels que les méthodes des études et la taille des échantillons.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous n'avons trouvé que 10 études impliquant 997 personnes. La plupart des études avaient des échantillons de petite taille ; seules trois études comptaient plus de 100 participants.

Nous n’avons constaté aucune différence entre les deux stratégies (c’est-à-dire entre changer pour un autre antipsychotique versus poursuivre le traitement antipsychotique initial) concernant les critères de jugement principaux, notamment la réponse au traitement, la tolérance (mesurée par le nombre de personnes ayant quitté les études prématurément en raison d’effets indésirables), et la qualité de vie. Les données probantes étaient très incertaines pour la plupart de nos critères d’évaluation.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Notre confiance dans ces résultats est limitée, principalement en raison du faible nombre d’études incluses et du faible nombre de participants dans les études. De plus, les études variaient considérablement en termes d’antipsychotiques testés, de méthodes, de durée, ainsi que dans les définitions de la non-réponse utilisées par les investigateurs. Des études sur de plus grands échantillons et mieux conçues sont urgemment nécessaires afin d’aider les professionnels de santé à déterminer les meilleures stratégies de traitement pour les personnes souffrant de schizophrénie ne répondant pas au traitement antipsychotique initialement prescrit.

Dans quelle mesure ces données sont-elles actuelles ?

Les données sont à jour jusqu'en décembre 2022.

Samara MT, Kottmaier E, Helfer B, Leucht C, Christodoulou NG, Huhn M, Rothe PH, Schneider-Thoma J, Leucht S

La nucléoplastie (procédure peu invasive) soulage-t-elle les douleurs du cou et du bras causées par une hernie discale dans le cou ?

2 weeks 6 days ago
Principaux messages

- La nucléoplastie pourrait réduire considérablement la douleur au cou et au bras causée par une hernie discale, mais pourrait n'avoir que peu ou pas d'effet sur la fonction du cou ou la qualité de vie par rapport au traitement conservateur après trois mois.
- Nous ne savons pas si la nucléoplastie a un effet sur la douleur, la fonction du cou, la qualité de vie ou la récupération, par rapport à la radiofréquence pulsée (un traitement qui utilise de petites impulsions d'énergie électrique pour cibler les nerfs et réduire la douleur) ou à la chirurgie.
- Pour l'ensemble des traitements, aucun effet indésirable ou risque grave n'a été signalé.

Qu'est-ce qu'une hernie discale dans le cou ?

Les disques sont des coussins souples situés entre les os de la colonne vertébrale. On parle de hernie discale lorsqu'un disque dans le cou se gonfle ou se déplace. Cela peut entraîner le pincement ou l'irritation d'un nerf dans le cou, ce qui provoque des douleurs. La douleur peut s'étendre du cou à l'épaule, au bras ou à la main. Les personnes peuvent également ressentir des engourdissements, des picotements ou des faiblesses dans ces zones. Ce type de douleur est généralement causé par l'usure normale avec l'âge, mais il peut également survenir après une blessure.

Comment traite-t-on une hernie discale dans le cou ?

La douleur due à une hernie discale peut être prise en charge par un traitement conservateur, tel que le repos, les analgésiques, la physiothérapie (kinésithérapie), le collier cervical (une minerve souple ou rigide qui s'enroule autour du cou pour soutenir la tête et maintenir le cou immobile), ou une combinaison de tout cela. Si le traitement conservateur échoue et que la douleur persiste, un traitement mini-invasif ou une intervention chirurgicale peuvent être envisagés.

La nucléoplastie est une intervention peu invasive qui consiste à retirer de petites parties du noyau discal, semblable à du gel, afin de réduire la pression sur les nerfs environnants. L'intervention se fait sous anesthésie locale (pour engourdir la zone) et est guidée par des rayons X pour plus de précision. Les effets secondaires temporaires de la procédure pourraient inclure des problèmes de déglutition, des maux de tête, des raideurs musculaires et des douleurs cervicales. Dans de rares cas, des complications plus graves pourraient survenir, telles que des lésions du tube digestif (œsophage), des lésions des vaisseaux sanguins du cou ou de graves lésions nerveuses.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions savoir si la nucléoplastie était plus efficace qu'un placebo (traitement fictif), qu'un traitement conservateur, qu'une intervention chirurgicale ou que la radiofréquence pulsée pour réduire la douleur au niveau du bras et/ou du cou, améliorer la fonction cervicale ou d’autres critères.

Comment avons-nous procédé ?

Nous avons recherché des études comparant la nucléoplastie à un placebo, à l'absence de traitement, à un traitement conservateur, à des interventions non chirurgicales et à la chirurgie. Nous avons comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en tenant compte les méthodes utilisées et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons trouvé quatre études portant sur 259 personnes souffrant de douleurs au cou dues à une hernie discale. Tous les participants avaient entre 16 et 65 ans. Ils étaient traités dans un hôpital ou une clinique. Les chercheurs ont suivi les progrès des participants pendant trois à douze mois après le traitement. Les études ont comparé la nucléoplastie à :

- un traitement conservateur (une étude, 120 participants) ;
- la radiofréquence pulsée (une étude, 34 participants) ;
- la chirurgie (deux études, 105 participants).

Principaux résultats

Comparée à un traitement conservateur , une étude portant sur 120 personnes a montré que la nucléoplastie :

- pourrait réduire considérablement la douleur à court terme (3 mois) ;
- pourrait n'entraîner qu'une différence minime, voire nulle, dans la fonction liée au cou ;
- pourrait n'entraîner que peu ou pas de différence en termes de qualité de vie.

L'étude évaluant le traitement conservateur a rapporté qu'aucun des participants des deux groupes n'a eu d'événements dangereux ou indésirables. Elle n'a pas rapporté le temps de rétablissement des personnes. Personne ne s'est retiré de l'étude.

Nous ne savons pas si la nucléoplastie a un effet sur la douleur, la fonction ou la récupération par rapport à la radiofréquence pulsée , car il n'y a eu qu'une seule étude portant sur un très petit nombre de personnes.

Nous ne savons pas si la nucléoplastie a un effet sur la douleur, la fonction, la qualité de vie ou la récupération par rapport à la chirurgie , car il n'y a eu que deux petites études.

Les effets indésirables

Pour l'ensemble des traitements, aucun effet indésirable ou risque grave n'a été signalé. Les effets secondaires légers et temporaires dans le groupe nucléoplastie comprenaient des problèmes de déglutition. Dans le groupe recevant la radiofréquence pulsée, certaines personnes ont ressenti des maux de tête et des raideurs musculaires après le traitement. Dans le groupe chirurgical, certaines personnes ont eu des complications temporaires directement liées à l'opération, telles que des douleurs cervicales.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Pour tous les critères de jugement, nous avions peu ou pas confiance dans les données probantes, car les études étaient de mauvaise qualité méthodologique, incluaient trop peu de participants ou fournissaient des informations incomplètes sur les critères de jugement.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu'au 24 février 2025.

de Rooij JD, Verhagen AP, Harhangi BS, Fehlings MG, Groeneweg JG, Bramer WM., Huygen FJ, Langendam MW

La stimulation électrique est-elle bénéfique pour améliorer la force et la performance des activités de la vie quotidienne après un accident vasculaire cérébral ?

3 weeks ago
Principaux messages
  • La stimulation électrique est efficace pour augmenter la force chez les personnes présentant une faiblesse musculaire après un accident vasculaire cérébral (AVC).

  • À mesure que la personne récupère des mouvements et peut s’exercer aux activités de la vie quotidienne, l’ajout de la stimulation électrique lors de la pratique de ces activités n’apporte qu’un bénéfice limité.

  • Des essais supplémentaires sont nécessaires pour comparer la stimulation électrique destinée à traiter la faiblesse musculaire à un autre traitement de renforcement.

Qu'est-ce que la stimulation électrique ?

Lors de la stimulation électrique, des pastilles appelées électrodes sont placées sur la peau et reliées à un petit appareil afin de délivrer un courant électrique à un muscle, provoquant ainsi sa contraction.

Comment la stimulation électrique est-elle utilisée après un accident vasculaire cérébral ?

La stimulation électrique peut être utilisée de deux manières après un accident vasculaire cérébral. La stimulation électrique cyclique (CES) peut être utilisée sur un ou plusieurs muscles affaiblis afin d’améliorer la force musculaire. La stimulation électrique fonctionnelle (FES) peut être utilisée sur un ou plusieurs muscles lors de la réalisation d’une activité afin d’en améliorer la performance.

Que voulions‐nous savoir ?

Nous voulions déterminer si la CES est plus efficace que l’absence de traitement ou qu’un autre traitement de renforcement pour augmenter la force musculaire, et si la FES est plus efficace que l’absence de traitement ou que la pratique de la même activité sans stimulation pour améliorer la performance de cette activité. Nous voulions également connaître l'effet de la stimulation électrique sur la participation à la vie communautaire et la qualité de vie, ainsi que déterminer si elle est associée à des effets indésirables.

Qu’avons-nous fait ?

Nous avons recherché des études portant sur les effets de la CES ou de la FES chez des adultes après un accident vasculaire cérébral. Nous avons ensuite comparé et synthétisé les résultats des études, et évalué notre niveau de confiance dans les données probantes en fonction de facteurs tels que les méthodes et la taille des études.

Qu’avons-nous trouvé ?

Nous avons identifié 89 études impliquant un total de 2 905 adultes ayant subi un accident vasculaire cérébral. Trente-quatre essais portant sur la CES incluaient 1 176 participants, et 55 essais portant sur la FES incluaient 1 729 participants.

  • Dans 23 études, la CES a montré un bénéfice modéré sur la force musculaire par rapport à l’absence de traitement. Vingt de ces études ont également montré une amélioration de la performance des activités de la vie quotidienne, telles que tendre la main ou marcher.

  • Une seule étude a comparé la CES à un autre traitement de renforcement, et les résultats étaient peu clairs.

  • Dans 12 études, la FES a montré une amélioration modérée de la capacité à réaliser des activités par rapport à l’absence de traitement.

  • Dans 35 études, la FES n’a montré qu’un faible bénéfice supplémentaire par rapport à la pratique de la même activité sans stimulation.

  • De nombreuses études n’ont pas précisé si les participants avaient présenté des effets indésirables liés à la stimulation électrique. Parmi celles qui l’ont fait, peu d’effets indésirables ont été rapportés, et aucun n’était grave.

  • Très peu d’études ont évalué si la stimulation électrique améliorait la participation à la vie communautaire ou la qualité de vie. Par conséquent, il n’est pas possible de conclure quant à son effet sur ces critères.

Quelles sont les limites des données probantes ?

Nous avons une confiance élevée à modérée dans le fait que la CES par rapport à l’absence de traitement, ainsi qu’à l’efficacité de la FES par rapport à l’absence de traitement, mais la FES n’est que légèrement plus efficace que la pratique seule. Lorsque notre confiance dans les données probantes était seulement modérée, cela s’expliquait par le faible nombre de participants inclus dans les études.

Nous sommes modérément confiants quant au fait que la CES et la FES n’entraînent pas d’effets indésirables, car peu d’études ont rapporté ces informations.

Nous avons un niveau de confiance très faible dans les données probantes concernant la CES par rapport à une autre forme de renforcement, en raison du faible nombre d’études incluses dans cette comparaison. Nous avons également un niveau de confiance très faible dans les données probantes concernant les effets de la stimulation électrique sur la participation à la vie communautaire et la qualité de vie, car ces critères ont été rarement évalués.

Dans quelle mesure ces données probantes sont-elles à jour ?

Les données probantes sont valables jusqu'en décembre 2024.

Scrivener K, Ada L, Glinsky JV, Dorsch S, Jamieson S, Brighton-Hall SM, McCredie L, Hanekom A, Lannin NA
Checked
4 hours 42 minutes ago
Subscribe to Derniers résumés en Français feed